Actualités

ÉLECTIONS PROVINCIALES 2026 : Les enjeux qui freinent le développement de la MRC d'Abitibi

ÉLECTIONS PROVINCIALES 2026 :  Les enjeux qui freinent le développement de la MRC d'Abitibi

En marge de la campagne électorale provinciale, les élues et élus de la MRC d'Abitibi interpellent directement les personnes candidates afin d'obtenir des engagements concrets pour la MRC d'Abitibi. La Table des conseillers de comté dégage quatre enjeux locaux critiques qui freinent actuellement le développement des municipalités du territoire.

« La MRC d'Abitibi fait face à des défis territoriaux qui nécessitent une attention immédiate et des actions adaptées de la part du futur gouvernement du Québec. Nous demandons des engagements clairs sur nos priorités locales pour assurer le développement de nos communautés et garantir des services de qualité à nos citoyens. » souligne Éric Comeau, préfet suppléant de la MRC d'Abitibi et maire de La Corne.

Modernisation urgente de l'hôpital Hôtel-Dieu d'Amos

Attendue depuis 18 ans, la modernisation du Centre hospitalier Hôtel-Dieu d'Amos est vitale pour la rétention du personnel et la sécurité des patients en Abitibi-Témiscamingue. Jugeant les échéanciers actuels de 6 à 10 ans complètement déraisonnables, la MRC demande une accélération immédiate du projet.

« Il faut impérativement éliminer les contraintes administratives pour alléger le processus au maximum. Nous demandons au prochain gouvernement de passer sans délai de la priorité à l'action, et ce, en mettant en place des mesures concrètes permettant la mise en chantier. » ajoute Pierre Deshaies, maire suppléant de la Ville d'Amos.

Services de garde éducatifs : augmentation et adaptation de l'offre

Avec plus de 200 enfants en attente d'une place recensés en mai 2025, le manque d'infrastructures de garde étouffe l'économie de la MRC d'Abitibi. Les lourdeurs administratives et les coûts de construction limitent les deux seules organisations (CPE Arlequin et Colombine et CPE des Petits Élans) capables de porter ces projets sur le territoire.

« Cette pénurie paralyse notre économie locale et mine directement notre attractivité. Sans accès garanti à un service de garde, il devient impossible d'attirer de nouvelles familles, de retenir nos jeunes et de pourvoir les postes vacants dans nos entreprises. » enrichit Jocelyne Lepage, mairesse de Barraute.

L'allègement du fardeau administratif municipal

La réalité démographique de la MRC d'Abitibi justifie une approche différenciée : 80 % de ses municipalités comptent moins de 1000 habitants. L'application d'exigences gouvernementales « mur à mur », pensées pour les grandes villes, paralyse le développement local.

« Nos petites municipalités croulent littéralement sous ce fardeau administratif démesuré. Le gouvernement doit simplifier ses exigences et regrouper les multiples aides financières en transferts généraux stables, prévisibles et faciles à administrer. » souligne Jules Grondin, maire de Berry.

Freiner le navettage pour un établissement durable

Le recours au navettage (fly-in/fly-out) se transforme en un modèle permanent qui surcharge les infrastructures locales sans générer de retombées économiques et sociales structurantes pour la communauté.

« Notre MRC se retrouve traitée comme une simple zone d'extraction de ressources naturelle plutôt qu'un milieu de vie attractif. Inverser cette tendance nécessite une stratégie gouvernementale globale qui va bien au-delà d'un seul ministère. » souligne Manon Viens, mairesse de Preissac

Un engagement attendu envers nos communautés

« Face à ces défis territoriaux, l'approche mur à mur a atteint ses limites. Nous avons besoin d'actions adaptées de la part du gouvernement du Québec pour soutenir nos petites municipalités et freiner les conséquences destructrices du navettage. Nous interpellons aujourd'hui les candidats pour obtenir des engagements fermes et redonner le pouvoir d'agir à notre milieu. » conclut Éric Comeau, préfet suppléant de la MRC d'Abitibi et maire de La Corne.

En plus de ces priorités locales, la MRC d'Abitibi unit sa voix aux autres MRC de la région via la déclaration de l'Abitibi-Témiscamingue pour exiger une juste part des investissements en infrastructures, une décentralisation des décisions, un déblocage du développement énergétique et une occupation cohérente du territoire.

Pour en savoir plus sur les enjeux soulevés par la MRC d'Abitibi, consultez le document de présentation.